Effectif:

  • Coachs : Ivan Bock, Jérémy Sabatier.
  • Gardiens : Romain Watelet #35, Tom Charton #41.
  • Défenseurs : Tom Leroy #16, Tristant Lohou #21, Cyril David #24, Jonathan Lafrance #61, Armand Coustenoble #89, Antoine Detante #94, Pierre Lathuilliere #95.
  • Attaquants : Brendan Martial #9, Aymeric Michaux #13, Jakub Bernad #14, Gaël Jeanbourquin #18, Victor Segers #20, Maxime Scharre #23, Quentin Dewolf #26, Thybaud Rouillard #27, Nick Gravina #29, Jakub Matejka #46, Carl Mansson #88..

Effectif:

 

  • Coach : Sylvain Codere.
  • Gardiens : Alexis Neau #35, François Herve #40.
  • Défenseurs : Tom Ferre #3, Bruyas Baptiste #5,  Kevin Guimbard #8, Charlie Doyle #13, Albin Torstensson #20,  Clément Radolanirina #42, Maxim Boltushkin #73.
  • Attaquants : Walter Urlik Joly #4, Kevin Guimbard #8, Antoine Mony #10, Louis Rabelle #10, Romans Nekludovs #36, Adrien Sebag #47, Arthur Zavani #50, Thomas Mathieu #71, Marc Slupski #77, Valerian Mathieu #84, Joonas Huovinen #88.

Arbitres:

Arbitre principal :  Florian Aurat.

Juges de ligne : Louis Fleury, Lancelot Thorrignac.

Résumé

Meudon, l’histoire se répète !

Cette dernière journée de saison régulière était intéressante à double titre pour les Phénix en recevant le leader Meudon, avec l’objectif de se préparer pour les play-offs et conserver sa 3e place au classement (Rouen étant à 2 points en embuscade). Face à une formation invaincue depuis la 4e journée, les hommes d’Ivan Bock se présentaient au complet pour relever le défi meudonnais, seul Schweitzer étant à nouveau absent. Ce match était aussi l’occasion de rendre un dernier hommage à Jean-Paul AVELINE, bénévole passionné et très actif du hockey rémois pendant plus de 35 ans, disparu brutalement le 12 février dernier. Une minute d’applaudissements, chargée en émotions, résonnait en sa mémoire quelques instants avant le début de la rencontre.

Si certains matchs nous offraient des rounds d’observation, celui du soir était tout l’inverse. À peine le coup d’envoi donné, Slupski sautait sur la rondelle et s’offrait un duel avec Charton après 5 secondes seulement ! Sur l’action, Reims concédait également une supériorité sur laquelle Charton et sa brigade défensive se montraient solides face aux essais de V.Mathieu et TORSTENSSON.
Cette 1re alerte passée, REIMS sonnait la charge à l’image d’un Gravina plein d’envie qui butait une 1re fois sur Néau (4e). Dans la minute suivante, l’attaquant américain des Phénix, servi par Rouillard, frappait à nouveau à la porte du but des Comètes, Neau faisait l’arrêt, mais Gravina sautait sur le retour pour ouvrir la marque (1-0, 4’05). Reims prenait les choses par le bon bout en prenant la marque dans l’optique d’un potentiel exploit. Ce but précoce n’avait pas de quoi faire paniquer pour autant les Comètes, qui reprenaient leur marche en avant. Il fallait un Tom Charton vigilant devant NEKLUDOVS ou encore DOYLE pour préserver l’avantage des Marnais(7e). Reims procédait en contre, Bernad ne parvenant, hélas, pas à trouver la faille sur son essai à la 8e. Meudon continuait à bourdonner autour des cages rémoises, à l’image de Guimbard (11e) et Doyle (13e) qui s’essayaient tour à tour sans succès. À la 13e, une pénalité meudonnaise donnait à Reims l’occasion d’un break.
Malheureusement, une petite erreur à la bleue offrait un 2 contre 1 aux Comètes, Mony servait Zavani qui déjouait Charton (1-1, 13’46). Se trouvant pourtant dans un temps faible, Meudon venait malgré tout de recoller au score, preuve de sa force de frappe. Les locaux ne désarmaient pas et avaient une autre occasion de reprendre les devants en supériorité à la 17e, sauf que Meudon s’en sortait sans conséquence par un pressing intense. Charton ne restait pas inactif à l’opposé, offrant tout un arrêt de la mitaine devant V.Mathieu (18e), qui saluait l’arrêt du portier rémois. Plus rien ne bougeait à la marque jusqu’à la sirène et les deux équipes regagnaient les vestiaires sur ce score de parité.

De retour sur le glaçon, les débats reprenaient sur le même rythme intense. Meudon montait d’un cran sa pression sur les cages de Charton, mais celui-ci faisait front avec tout son talent devant T.Mathieu par deux fois (23e & 24e). Le roseau rémois pliait, mais ne rompait pas devant les assauts des visiteurs, Reims faisait d’une solidarité sans faille qu’on lui connaît. Meudon dominait les débats dans ces 10 premières minutes du 2e acte et multipliait les tentatives. Torstensson faisant passer quelques sueurs froides aux partisans rémois à la 29e, sans réussite toutefois. Les Phénix attendaient leur heure pour répliquer et celle-ci intervenait à la 30e. Bernad profitait d’une relance hasardeuse d’un défenseur meudonnais derrière son but, pour servir Martial qui, seul devant le but, redonnait l’avantage à ses couleurs. Pour le coup, Reims avait fait preuve du réalisme clinique qu’on lui connaissait parfois. Ce but galvanisait les troupes d’Ivan Bock et ces derniers poussaient pour créer le break. Deux minutes plus tard, Meudon perdait un palet derrière ses cages, le rusé Matejka en profitait pour servir Rouillard, dont la reprise soudaine ne laissait aucune chance à Néau (3-1, 31’23). Albert 1er n’en croyait pas ses yeux, ses protégés menant désormais de deux buts ! Le doute allait-il s’installer dans les têtes meudonnaises ?
Toujours est-il que le match gagnait en folie côté rémois et on sentait du KO dans l’air. Poussé par ses partisans, Reims trouvait des brèches dans la défense adverse, mais pêchait dans le dernier geste. Piqué au vif, Meudon serrait le jeu et cherchait à trouver la faille pour se remettre les idées en place. Portés par les frères Mathieu et Doyle, les Comètes poussaient et leur travail de sape portaient ses fruits, grâce à Huovinen qui déviait subtilement un tir de ce diable de Doyle à seulement 5 secondes du buzzer (3-2, 39’55). Un but un peu cruel pour les partenaires du capitaine Jeanbourquin qui avaient fait preuve d’abnégation pour préserver cet avantage de deux unités.

À l’aube du dernier acte, les Phénix savaient que préserver cet avantage n’allait pas être de tout repos, tant le rouleau compresseur des Comètes oblige à faire beaucoup d’efforts. Les premiers instants du tiers allaient être déterminants pour la suite du match. Dès la 42e, Meudon plaçait un coup d’accélérateur, par le remuant V.Mathieu qui surprenait Charton d’un tir précis (3-3, 41’12). Tout était à refaire désormais pour Reims, qui avait son opposant récolé à la marque à des instants cruciaux des tiers. Pas de quoi faire vaciller la confiance des Rémois qui repartaient de l’avant. À la 46e, Bernad débordait sur l’aile gauche et servait à l’opposé Manson pour une reprise qui nettoyait la lucarne de Néau (4-3, 45’13). Nullement déboussolé, Meudon ne mettait pas longtemps à niveler le score, Doyle, d’un lancer ras glace, ajustait Charton masqué au départ du tir (4-4, 46’03). Les deux équipes étaient au coude à coude et on sentait que la différence pouvait se faire sur des détails. À la 49e, Reims se retrouvait à un homme de moins, suite à un retard de jeu et Meudon savait que c’était son occasion pour prendre l’ascendant. Charton et ses 4 compères faisaient encore le job, mais le corps arbitral sanctionnait à nouveau les Rémois en fin de prison. Cette fois-ci, Meudon ne ratait pas l’opportunité, Mony repérait au 2e poteau Doyle qui marquait comme à la parade (4-5, 50’36). Reims était quelque peu sonné par ce but et le sniper letton Nekludovs en rajoutait une couche à la 52e d’un tir ne laissant aucune chance à Charton (4-6, 51’24). Sentant ses hommes accuser le coup par ces deux buts rapides, Ivan Bock appelait un temps-mort et remobilisait ses troupes. Le message était entendu par ses joueurs, qui jetaient leurs dernières forces pour tenter un comeback, sans toutefois tromper la vigilance de l’arrière-garde des Comètes, qui se contentait de gérer. À 5 minutes du terme, Reims bénéficiait d’un avantage numérique qui apparaissait comme une occasion de s’offrir une fin de match à suspens. Sur un décalage de Rouillard, Gravina délivrait un puissant lancer non maîtrisé par Néau, Matejka s’emparait du retour et redonnait espoir à toute la patinoire (5-6, 56’02). 3’58 restait à écouler, suffisamment pour arracher l’égalisation. C’était sans compter sur l’expérience et la maîtrise des hommes de Sylvain Codère, qui confisquaient le palet aux Rémois qui voyaient les secondes s’écouler inexorablement. Reims ne parvenait plus à se créer d’occasions et Meudon l’emportait finalement 6-5, comme lors du précédent match en 2020.

Après un intense combat de 60 minutes, les Phénix échouaient à un but de Meudon, après avoir longtemps tenu en respect le leader, les faisant douter au cours du deuxième acte notamment. Toutefois, les hommes d’Ivan Bock pouvaient être fiers de leur match et sortir la tête haute.
Désormais, les Phénix auront le regard tourné vers les play-offs, où ils auront à affronter les Ours de Villard-de-Lans dans une série au meilleur des 3 matchs.

La fin de match fut aussi marquée par l’hommage rendu par le Reims Métropole Hockey et pour l’ensemble de la famille du hockey rémois à une de ses légendes, Vladimir KOVIN. L’ex-joueur russe, champion olympique en 1984 et débarqué à REIMS en 1988, marqua l’histoire du hockey rémois en tant que joueur et devint un des piliers de la formation rémoise durant plusieurs années.

Samuel Panon

📸 Photographe : Mickaël Louis

📸 Photographe : Black Ghost

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