Résumé

Victorieux coup sur coup d’Évry/Viry en championnat, puis de Wasquehal en coupe, les Phénix s’attaquaient ce samedi à un nouveau club parisien avec la venue des Coqs de Courbevoie. Si REIMS semblait retrouver du mordant depuis son revers initial de la 1ère journée, à l’instar d’un duo Martial/Dmitrichev intenable dernièrement. De son côté, Courbevoie soufflait le chaud et le froid, étant intraitable devant Valenciennes, puis sans solution face à aux FV Paris sur leurs deux confrontations successives. L’interrogation était dès lors de mise sur le visage que pouvaient présenter les Coqs ce samedi soir.

Et le début n’allait pas être des plus rassurants pour la troupe de M.Cuesta. À peine 10 secondes de jeu et Ligue visitait déjà le banc de la prison. Heureusement pour lui, son équipe avait un jeu à 4 efficace et les visiteurs s’en sortaient sans dommage, malgré des essais de Martial & Dmitrichev. Reims ne s’arrêtait pas en si bon chemin et continuait d’imprimer son rythme dans ce début de match. À la 3ème les locaux passaient près d’ouvrir la marque, mais Rouillard ne fructifiait pas le 2 vs 1 consécutif à une sortie de zone tranchante de Travnicek. Courbevoie cherchait à contrarier les sorties de zone rémoises, par un pressing haut, mais à haut risque de contres potentiels. Ceci portait un temps ses fruits, comme à la 5e, mais Pietilä veillait au grain devant Egan & Deshayes. Les hommes d’I.Bock gardaient toutefois la maîtrise des évènements et son 2e trio Rouillard/Novotny/Eriksson faisait passer quelques sueurs froides à l’arrière-garde des Coqs à la 7ème, sans déjouer Nikolic pourtant. Si Courbevoie avait peu à se mettre sous la dent, ses contres étaient incisifs et l’un d’eux faisait mouche à la 10e. Egan combinait avec Codero qui s’échappait sur l’aile, puis servait Gesquière plein axe qui ne se privait d’ouvrir la marque d’un tir précis (0-1, 09’10). Une ouverture du score contre le cours du jeu, mais qui ne se semblait nullement perturber les locaux, reprenant le siège des buts de Nikolic. Courbevoie pliait sans rompre, porté par un Nikolic très à son aise malgré une nouvelle infériorité à 11e . À force d’insister, Reims allait finir par voir ses efforts récompensés. À la 15ème Travnicek décalait Eriksson sur l’aile, le jeune ailier opérait un redoublement de passe avec Novotny, qui redonnait au 91 des Phénix, laisse libre de près, pour l’égalisation rémoise (1-1, 14’05). Poussée par ce but, Reims ne s’arrêtait pas en si bon chemin et déroulait son jeu. A la 17ème Travnicek délivrait une merveille de passe lobée, prenant à revers la défense adverse, Rouillard la réceptionnait pour s’en aller en 2 vs 1 avec Novotny, qui n’avait qu’à dévier la puissante du français pour le 2e but marnais (2-1, 16’19). Avec beaucoup d’intensité et persévérance, les locaux avaient retourné la situation en leur faveur, en dépit d’un but concédé un peu plus tôt dans le tiers. Le score restait inchangé jusqu’ à la première pause à la grande joie du public local.

Au retour sur le glaçon, la physionomie du match ne changeait pas vraiment, à l’exception près que l’intensité des Rémois baissait un peu, laissant un peu plus d’opportunités aux visiteurs durant la première partie de ce second acte. Toutefois, Nikolic et Pietilä n’avaient pas à forcer leur talent pour contrecarrer les offensives auxquelles ils étaient confrontés. La première vraie occasion significative de ce tiers intervenait à la 29e quand Eriksson, servi depuis l’aile par Dmitrichev, butait sur un portier des Coqs toujours aussi inspiré. Les locaux poursuivaient leur forcing et Courbevoie se retrouvait à un de moins suite à une pénalité (30’31), mais sans parvenir à faire le break. Pire, c’était autour des Coqs de se retrouver en supériorité vers la 34e avec une belle opportunité de renverser le momentum du match accessoirement. Mais les hommes d’I.Bock ne l’entendaient pas de cette oreille et neutralisaient l’attaque massive de Courbevoie avec autorité, même Pietilä devait s’employer sur une déviation astucieuse de Papp notamment. La fin de ce tiers offrait de longues séquences de possession rémoise en zone offensive, principalement par le trio Roullard/Novotny/Eriksson, au terme desquelles les visiteurs semblaient tirer la langue. Ces derniers s’accrochaient pour revenir à la pause avec cet écart d’un but qui leur permettait d‘espérer encore dans ce match.

L’écart inchangé après le 2ème acte avait su servir au coach des Coqs pour motiver ses troupes à l’aube des 20 dernières minutes. Le message était entendu par ses joueurs qui prenaient d’assaut la zone défensive des Phénix dans les premiers instants du tiers. Pietilä était à pied d’œuvre et offrait plusieurs belles parades face à Place, Decristoforo ou encore Papp. Reims souffrait un peu, mais une pénalité à l’encontre d’Arpin allait permettre aux locaux de reprendre les rênes du match. Si la supériorité ne donnait rien une nouvelle fois, elle redonnait de l’allant au jeu des Rémois qui faisaient de nouveau souffrir l’arrière-garde des Coqs par leur patinage et leur conservation du palet. Tout à tour, chaque ligne rémoise testait un Nikolic toujours omniprésent sur sa ligne. À la 47ème, Eriksson, décidément intenable samedi soir, obligeait le portier visiteur a une belle de la botte, suivi d’un arrêt réflexe sur Novotny. Courbevoie semblait sur le point de céder devant les vagues rémoises, quand les Givrés exhortaient ses protégés à inscrire ce 3e but attendu. Et celui-ci allait enfin intervenir aux alentours de la 51e suite à un remarquable travail derrière le but, Michaux effaçait son adversaire direct d’une passe dans la bande pour servir dans l’axe Jeanbourquin, dont la reprise croisée faisait mouche à la grande joie de tout Albert 1er (3-1, 51’42). Cette fois-ci, les Phénix voyaient leurs efforts récompensés et Courbevoie accusait le coup après avoir longtemps résisté. Dès lors, les locaux déroulaient leur jeu et Logeat ou encore Dmitrichev étaient proches de corser l’addition (53e). Les visiteurs jouaient leur va-tout avec deux occasions à la 56ème, mais tombaient un portier rémois très serein. À 56’10, le coach des Coqs appelait un temps mort dans l’optique de la fin de match, en cherchant à réduire la marque, voire mieux. Sauf qu’une pénalité que contestait avec véhémence Place puis son coach, semblait sortir définitivement les Coqs du match. Sur le 5 vs 4 qui suivait, un jeu à deux entre Megard et Logeat, trouvait décalé Dimitrichev pour un but imparable et libérateur (4-1, 56’44). Le match plié, Reims envisageait la fin de match en toute sérénité. Les Givrés lançaient le décompte final et étaient tout à leur joie avec ce succès, tout comme l’ensemble de la patinoire bien garnie.

Au terme d’une rencontre maîtrisée dans l’ensemble, Reims a su retourner puis contrôler le match, en s’appuyant sur sa vitesse de jeu qui a souvent mis à mal la défense adverse. Ce premier succès à domicile confirme le renouveau des hommes d’I.Bock entraperçu mardi en coupe de France avec un net succès 8-4. Désormais, Reims peut se tourner un peu plus sereinement vers son prochain déplacement, face à une équipe en forme actuellement, les Red Dogs d’Amnéville.

Samuel Panon

📸 Photographe : Black Ghost

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