Résumé

Ressortis vainqueurs de la double confrontation avec la réserve amiénoise avec sérieux et autorité, les Phénix retrouvaient ce week-end le leader Valenciennes, qui s’était incliné contre les Volants samedi 10 décembre (5-3). Les nordistes avaient subi leur premier coup d’arrêt cette saison et étaient désireux de reprendre de l’air au classement. Les Rémois, de leur côté, visaient un succès pour leur dernière de l’année, victoire qui les rapprocherait de la tête et conforterait leur place dans le top 4 de la Poule A. Pour rappel, lors de la première confrontation (26 novembre), le duel avait été accroché et serré jusqu‘à la dernière seconde, malgré la défaite 4-3. Autant dire que la confrontation de samedi promettait d’être palpitante et indécise.

D’entrée, le match débutait sur des bases élevées, et Valenciennes prenait d’assaut la zone offensive, acculant les Rémois près de leur but. Mis clairement sous pression, Reims paraissait au plus pressé et connaissait une première sueur froide avec le duo Jaaskelainen/ALTYBARMAKYAN (1ère). Presque dans la foulée, les Rémois réagissaient par son attaquant slovaque Novotny servant dans l’axe Rouillard, qui ne trouvait pas la faille chez Viskari (2e). Reims continuait dans son élan, mais allait se faire piéger rapidement. Suite à un tir rémois, la rondelle prenait l’arrondi, Altybarmakyan partait en contre, repiquait dans l’axe et ajustait Pietila d’un tir en lucarne (0-1, 03’44). Les affaires ne pouvaient pas plus mal commencer pour les Phénix, sanctionnés par le premier tir adverse. D’ailleurs, les locaux semblaient sonnés par ce but prématuré et les Diables Rouges s’empressaient d’appuyer sur l’accélérateur dans la foulée. Jaaskelainen, Krepelka ou encore Fritz-Dreysse mettaient le feu tour à tour, mais Pietila veillait heureusement. Une pénalité rémoise à la 7e ne permettait pas à Valenciennes de faire le break, mais Reims souffrait toujours face à la vitesse de jeu et d’exécution des Diables Rouges. Pire, sur une montée rageuse de Cornu, le défenseur nordiste remontait toute la glace pour décocher un tir puissant et précis qui faisait mouche (0-2, 08’46). Le break fait, Valenciennes cherchait à enfoncer le clou, mais un petit excès d’engagement les voyait se retrouver en infériorité à la 9. Cette supériorité offrait un peu d’oxygène pour les locaux, mais était de courte durée, les Rémois étant sanctionnés à leur tour (10e). Pourtant à 4 vs 4, les locaux pouvaient de nouveau frapper à la porte de Viskari par Dmitrichev ou encore Martial, sans succès toutefois. Ces coupures dans le rythme du match avaient permis aux hommes d’I.Bock de retrouver de l’allant. À la 14e, Rouillard sonnait une nouvelle fois la charge, en interceptant le puck à la bleue pour prendre de vitesse l’arrière-garde des Nordistes et ajuster Viskari d’un tir en partie supérieure (1-2, 13’43). Ce but relançait le match, tout comme les Phénix. Nullement troublé par ce but, Valenciennes gardait le cap, son jeu vif et précis mettant le feu dans l’arrière-garde marnaise, notamment par le trio Krepelka/Jaaskelainen/ Altybarmakyan. Reims faisait front pour rentrer à la pause avec ce court retard d’un but, mais une nouvelle erreur en zone neutre voyait Nepveu De Villemarseau s’échapper et scorer d’un tir précis (1-3, 19’03). Ce but venait au plus mauvais des moments pour les locaux et, à la pause, Valenciennes regagnait sa chambre avec ce break recherché.

À l’aube du 2e acte, tout était à refaire pour les Phénix avec, de nouveau, 2 buts à combler. Si les locaux étaient proches de réduire la marque dans les premières secondes du tiers par Logeat, c’est sur un contre que Valenciennes allait remettre un coup sur les têtes rémoises. En 2 vs 1, Krepelka s’échappait sur l’aile et adressait une merveille de passe pour Jaaskelainen au 2e poteau, le finlandais n’avait qu’à mettre sa crosse en opposition pour scorer (1-4, 21’17). À peine le temps de se remettre de ce coup de massue, que Rouillard remettait son équipe sur de bons rails par un slap ravageur, laissant Viskari sans réaction (2-4, 21’40). Reims était bien décidé à secouer son opposant dans ce 2e tiers et mettait plus d’intensité dans son jeu. Les débats s’équilibraient, mais les Diables Rouges se montraient toujours aussi incisifs dans leurs attaques. Toutefois, Reims répondait du tac au tac, avec l’espoir de scorer ce 3e but qui rebattrait les cartes. À la 27e, Martial pensait avoir marqué suite à une situation confuse, mais le corps arbitral annulait son but et revenait à une faute initiale des visiteurs donnant un tir de pénalité. Martial s’élançait dans son face-à-face, tenait le tir en partie supérieure, mais Viskari sortait la mitaine au bon moment, à la grande joie de ses supporters venus en masse.  Pas de chance pour le coup du côté des Phénix, qui connaissaient là une double frustration. Et la réussite continuait de sourire aux visiteurs. À la 30e, Altybarmakyan contrait un tir rémois pour partir en break, Pietila faisait l’arrêt, mais se faisait embarquer par le russe, laissant le but ouvert à Krepelka qui marquait (2-5, 29’24). Nullement abattu, Reims repartait de l’avant et l’intenable Rouillard testait la vigilance de Viskari, qui répondait présent (32e). Dans la minute suivante, Dmitrichev repérait en haut de la zone offensive Lyytinen, qui s’avançait plein axe pour ajuster son compatriote Viskari (3-5, 33’37). Tout semblait encore possible dans ce match, devenu un peu fou-fou et une supériorité marnaise à la 35e offrait l’occasion de se rapprocher encore un peu plus. En dépit de leurs efforts, les partenaires de cap’tain Lathuillière ne voyaient pas leurs efforts récompensés sur cet avantage numérique. Les visiteurs géraient les derniers instants et Pietila devait sortir un arrêt de la botte pour éviter le pire à ses équipiers.

Avec 20 minutes à jouer, Reims retrouvait la même configuration qu’au 2e acte avec un retard de deux unités à combler. Les Phénix poursuivaient leur forcing et bousculaient davantage les Nordistes, ne laissant plus exploiter la rondelle aussi aisément. La conséquence première à cela, voyait un match gagnant en tension, donnait plus de travail au corps arbitral. Valenciennes se montrait plus indiscipliné et se retrouvait par deux fois en infériorité (46e & 48e), hélas l’attaque massive des Phénix ne pouvait pas faire fructifier ces avantages d’un homme en plus, soit par imprécision, soit par un Viskari solide devant sa ligne. Le temps pressait pour les locaux, toujours en retard à la marque et butant sur le bloc nordiste. À la 53e, un nouvel avantage numérique, celui-ci à 4 vs 3, donnait une sérieuse chance aux marnais d’offrir une fin de match à suspens. Eriksson combinait avec Novtony, pour décaler sur le côté Travnicek, qui décochait une reprise de volée imparable (4-5, 53’24). Ce but soulevait toute l’assistance d’Albert 1er et ses supporters, Les Givrés, redoublaient d’encouragements. Avec un peu moins de 7 minutes à jouer, Reims pouvait rêver à une fin de match heureuse. Valenciennes se trouvait un peu plus dans le dur et faisait le dos face aux vagues marnaises. De leur côté, les Phénix poussaient de plus en plus pour niveler la marque et à la 55e Dewolf ratait de peu l’opportunité en 2 vs 1. Mieux, un énième avantage numérique s’offrait aux Rémois à la 56e, mais celui-ci restait stérile. Le coach des Phénix posait son temps mort à 2 minutes du terme, avec la perspective de faire sortir son gardien dans les derniers instants. Reims jetait ses dernières forces dans la bataille, Pietila sortait pour laisser à un joueur supplémentaire à 1 minute du buzzer, mais Cornu douchait les espoirs d’Albert avec un but en cage vide à 42 secondes du terme (4-6, 59’18). La déception se voyait dans le langage corporel des Phénix, tête baissée sur la glace et mains sur les genoux, après avoir tout donné pour égaliser. La sirène sonnait et Valenciennes savourait son succès mérité, malgré le sursaut d’orgueil des Rémois dans la 2e partie du match.

Pour être rentré dans son match tardivement, Reims s’était engagé dans une vaine course-poursuite en échouant de peu face à une équipe de Valenciennes retrouvée ce soir et à l’efficacité implacable. Malgré ce résultat frustrant, les Phénix concluaient l’année 2022 à une 3e place, profitant du faux pas de Meudon. Reims devra conserver son jeu et corriger les quelques petits défauts de 2022 pour conserver sa place dans le top, tâche qui s’annonce relevée avec une lutte à 5, mais pas infaisable compte tenu du potentiel de la formation marnaise.

📸 Photographe : Black Ghost

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