Résumé

Pour la 1ère journée de ce championnat 2022/2023, les Phénix ont les honneurs de commencer à domicile, avec la réception des FV Paris. Si la préparation rémoise a été contrastée en termes de résultats, celle des Parisiens a été pour le moins positive, avec 4 succès à clé. Toutefois, si les matchs amicaux permettent de gagner en certitudes et confiance, les compteurs sont remis à zéro à l’aube de cette nouvelle saison. Avec leur équipe new-look, on attendait des Phénix d’imposer leur loi dans leur antre d’Albert 1er pour démarrer 2022-2023 sur de bonnes bases, face à une formation parisienne qui comptait un effectif remodelé avec ses nouvelles recrues Master, Besnoit ou Melkersson.

Les premières minutes donnaient lieu à un léger round d’observation, entre deux formations qui étaient désireuses de prendre leurs marques. Les Parisiens étaient les 1ers à tester Pietilä, mais les locaux ne tardaient pas à réagir. Suite à une descente à 2 initiée par Rouillard à la 2e, l’ailier français servait parfaitement Novotny, mais le slovaque voyait sa tentative passer à côté. Dommage tant le contre avait été joué à merveille. Les sorties rémoises étaient incisives et à la 8e le premier trio des Phénix donnait une nouvelle fois des sueurs froides à la défense parisienne, sans tester Masters réellement pour autant. En retour, les visiteurs imposaient leur style physique teinté de vice en retour pour contrarier les offensives marnaises. Cette méthode n’était pas du goût de B.Martial qui s’expliquait vigoureusement avec Vinals à la 9e. le corps arbitral envoyant les 2 protagonistes se calmer en prison. Dans la foulée, sur la supériorité numérique qui suivait, les Parisiens faisaient parler leur réalisme par Cuzin qui déjouait un Pietilä masqué sur l’action (0-1, 08’51). Ce but jetait un coup de froid dans les travées d’Albert 1er. Comme le week-end passé en Coupe, Reims cherchait à réagir immédiatement et une supériorité numérique s’amenait pour les Phénix à la 11e suite à une sanction contre Dana. Peine perdue, tant les Marnais peinaient à créer le danger aux abords des cages de Masters. Galvanisés après avoir tué cette pénalité, les Parisiens qui mettaient la main sur le palet, bien aidés en cela par des pénalités des locaux (13e & 16e). Durant ces pénalités, ça bourdonnait sévère sur les cages du cerbère finlandais des Phénix, mais ce dernier répondait présent face à Kuzmin ou Cuzin et le score ne bougeait pas davantage. Reims peinait toujours autant à cadrer ses tirs en fin de tiers, malgré de bonnes incursions de Dmitrichev ou Novotny (19e). Sur le gong, Dana offrait un petit cadeau à l’attaque massive locale, après avoir appuyé un peu sa charge à l’encontre d’Eriksson.

Au retour de la pause traditionnelle, une réaction était attendue de la part des Rémois, offensivement surtout, tant la production du 1er tiers avait été maigre (3 tirs cadrés). Le message était entendu, puisqu’il ne fallait que 22 secondes à Brendan Martial pour ramener le score à égalité d’un tir précis (1-1,20’22). La machine rémoise était réveillée et la pression se faisait plus intense sur les cages de Masters, obligeant la défensive des Volants à se mettre à la faute à la 24e & 27e. Malheureusement, l’attaque massive des Phénix restait stérile et ne parvenait pas à trouver la faille dans un pénalty killing parisien des plus compacts. À la 30e Reims intensifiait sa pression et s’offrait un break par Martial, mais le cerbère parisien se détendait de tout son long pour faire l’arrêt. 2 minutes plus tard, le trio Dmitrichev-Logeat-Martial se créait 2 chaudes situations, sans succès hélas. On se disait que les visiteurs allaient finir par craquer, mais Masters tenait son équipe à bout de bras en stoppant un nouveau break de Martial (31e). Le jeu s’emballait et Paris sortait enfin la tête de l’eau grâce à quelques pénalités rémoises (30e et 36e), sans tromper la vigilance de Pietilä heureusement. À la 36e également, le duel Martial/Masters connaissait un 3e épisode, hélas le Rémois ne pouvait déjouer le portier visiteur. Masters était-il entré dans les têtes des Phénix avec ses arrêts décisifs ? Possiblement, quand, suite à un tir de pénalité accordé, Novotny cherchant le tir parfait expédiait son tir largement au-dessus. Mais à force de ne pas faire la décision sur ses temps forts, Reims en payait la note à la 38e. Gersanois profitait d’un retour de palet dans la bande pour déjouer Pietilä entre les jambes (1-2, 38’03). Ce but semblait assommer les têtes marnaises ainsi que les partisans, Paris scorant sur une de ses rares occasions du tiers ! C’était ainsi sur ce score que les équipes regagnaient les vestiaires sur ce court avantage en faveur des visiteurs.

Avec 20 minutes à jouer, la mission de Reims ressemblait à celle du second tiers. Sauf que les hommes d’I.Bock allaient sévèrement se compliquer la tâche d’entrée. Profitant d’un palet cafouillé, Cuzin récupérait la rondelle et servait dans l’axe Melkersson qui décalait Kuzmin dont le tir précis nettoyait la lucarne du gardien finlandais des Phénix (1-3, 40’26). En à peine 2 minutes à cheval sur deux périodes, Paris avait fait preuve d’un réalisme glacial ! Mais cette fois-ci, Reims marquait le coup un temps et retombait dans ses travers du premier tiers. Paris n’avait plus de risques inutiles à prendre en attendant les erreurs des Rémois pour plier définitivement. Pietilä devait s’employer à la 49e devant Cuzin, puis un Kuzmin très en verve samedi soir. Et pour rajouter ses difficultés à créer du jeu, Reims prenait quelques pénalités, signe de frustration, qui ne tombaient pas aux meilleurs moments (50e ou encore 57’). Les Phénix tentaient leur va-tout dans les derniers instants, mais ses imprécisions persistantes dans cet acte final les empêchaient d’embraser la fin de match ! Même à un homme de plus sur le glaçon côté marnais, plus rien ne bougeait au score. La sirène finale retentissait et Paris avait réussi la bonne affaire, frustrant une équipe rémoise passer à côté de son match globalement hormis durant le 2ème tiers.

Paris démarre son championnat de la meilleure des manières, s’appuyant un Masters royal ce soir et une solidarité de tous les instants. Reims au jeu fluide et plaisant au sortir de deux victoires probantes contre Wasquehal et Amnéville, semble avoir perdu de sa superbe et son réalisme en l’espace de deux semaines… Restait aux Phénix à évacuer cette défaite et à se tourner vers le déplacement à Évry/Viry le week-end prochain pour se remettre les idées en place.

Samuel Panon

📸 Photographe : Black Ghost

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