Résumé

Défait dans un match serré intense du côté de Valenciennes (4-3), Reims avait pu mesurer ce qui le séparait du haut de tableau à l’heure actuelle. Toutefois, les hommes d’I.Bock avaient pu repartir de ce choc avec la satisfaction d’un contenu solide et d’avoir fait douter le leader de D2 sur son glaçon. Restait désormais à confirmer ces bonnes dispositions dans la confrontation du soir face à la réserve d’Amiens. Les jeunes amiénois éprouvaient certaines difficultés en tant que promu en D2, mais ne rendaient pas les armes aussi facilement malgré leur classement actuel. Les Phénix ne devaient pas négliger cela et imposer leur style pour rendre la soirée moins stressante qu’à l’ordinaire et se relancer au classement.

Le début de match était décalé en raison de l’opération « Lancer de Peluches », l’occasion de voir le record de l’an passé être dépassé et ainsi atteindre les 496 peluches. Suite à cela, les hostilités pouvaient commencer et les Phénix savaient que la meilleure idée pour ne pas se faire piéger dans ce genre de match relevait d’un bon départ. Prendre donc les devants aussi vite que possible était attendu, et le message était bien traduit par les joueurs d’I.Bock. Ces derniers imposaient leur rythme d’entrée et Demazier se trouvait à pied d’œuvre, s’interposant face aux essais de Novotny et Rouillard dans les premiers instants. Amiens était sous pression et parvenait difficilement à sortir de son camp. Avec ces 3 trios, les locaux continuaient à bourdonner autour des cages adverses et n’allaient pas tarder à concrétiser leur domination. À la 3ème, après avoir été servi par Michaux, Jeanbourquin donnait un lancer mal contrôlé par Demazier et il n’en fallait pas plus au jeune Mégard pour exploiter cela pour scorer (1-0, 02’21).  Avec un but plein de spontanéité comme à Valenciennes, le jeune Rémois plaçait ses couleurs dans les bonnes dispositions. Sur sa lancée, les Phénix poursuivaient leur pilonnage de la cage amiénoise, sans toutefois trouver la faille sur le cerbère adverse malgré une vingtaine de tirs jusqu’à la 14e ! Les séquences de possession s’enchaînaient en zone défensive adverse et le roseau gothique pliait de plus en plus. Et sur une de ses séquences, le palet revenait à la bleue sur Detante, qui envoyait un tir à travers une forêt de jambes, trompant un Demazier masqué (2-0, 14’07). Mis en difficulté constamment, les visiteurs se mettaient plusieurs fois à la faute, le corps arbitral ne laissant rien passer. C’était justement sur une fin de supériorité que Reims faisait un break avec un décalage de Novotny pour Rouillard en embuscade au 2e poteau (3-0, 16’29). La tête sous l’eau en cette fin de tiers, Amiens ne pouvait plus endiguer les vagues, la frustration les gagnant également. À la 18ème, Tagliapetra parti en prison pour 2+2, il n’en fallait pas plus pour Martial pour aggraver la marque d’un tir précis (4-0, 18’01). La fin de tiers était un peu tendue, les visiteurs se rebiffant un peu à l’image de l’explication entre Eriksson et Collet. En 4 minutes, Reims avait fait craquer son rival du soir et regagnait la chambre avec une avance confortable.

À l’aube du second acte, les Phénix se retrouvaient dans une position connue, et qui s’était fini avec quelques sueurs froides. Néanmoins, les partenaires de Lathuillière faisaient fi de ça et repartaient sur le même tempo. À la 25ème, Novotny plaçait une accélération, dont il a le secret, repiquait vers la cage et servait un délice de passe pour Rouillard, dont la reprise faisait mouche (5-0, 24’45). Légèrement contrarié par une infériorité à la 26e, les locaux imprimaient toujours la même cadence et Amiens n’avait d’autre solution que de se recroqueviller autour de Demazier. Mais à se positionner ainsi, les Gothiques s’exposaient dangereusement et, à tout moment, avec la fatigue s’accumulant, la sanction pouvait vite tomber. Justement à la 28ème, Logeat poussait à la faute deux défenseurs amiénois qui finissaient par se gêner pour dégager la rondelle au fond des filets (6-0, 28’13). L’affaire définitivement pliée, Reims pouvait dérouler sa partition et se faire plaisir. Tout d’abord, en supériorité, l’attaque massive marnaise s’employait à percer la boîte amiénoise et Eriksson s’y reprenait en 3 fois pour scorer le 7e but (7-0, 30’10). Pas de temps mort pour les visiteurs, puisque 2 minutes après, c’est Dmitrichev qui prenait du service la défense visiteuse pour servir en retrait Logeat qui ajustait Demazer (8-0, 32’24). Le festival des locaux ne s’arrêtait pas pour autant, car dans la minute suivante, Travnicek mettait sur orbite son compatriote Novotny, qui sortait toute une feinte pour y aller de son but (9-0, 33’22). C’en était trop pour Demazier qui laissait sa place à Nave, après avoir subi la bagatelle de 45 tirs malgré le score lourd. De leur côté, la formation d’I.Bock avait assommé un peu plus son opposant, dans la continuité de la domination démontrée depuis les premiers instants du match. La jeunesse amiénoise attendait avec impatience la pause intermédiaire dans les derniers instants. Toutefois, les Phénix n’entendaient pas stopper leur élan et Eriksson y allait d’un maître-tir, à la 40ème, pour déjouer le tout frais gardien d’Amiens (10-0, 39’25). Tout en gardant son sérieux et avec un hockey appliqué, les locaux avaient continué à réciter le hockey et également fait plaisir à leur public.

À l’entame du dernier acte, la question était si Reims allait continuer sur sa lancée et si Amiens allait enfin sortir la tête de l’eau. Et ce fut une petite surprise de voir Amiens qui s’invitait avec plus d’insistance en zone offensive dans les premières minutes, sans parvenir toutefois à inquiéter un Pietila, qui passait une soirée des plus tranquille jusque-là. Même en supériorité à la 42ème, les Gothiques ne troublaient pas la sérénité de la défensive rémoise. Ces mêmes Gothiques tenaient mieux le choc sur ce 3ème tiers, même si on sentait les Phénix dans une forme de gestion, compte tenu du score. On pouvait également constater que le coach rémois avait ouvert son banc dans cette période pour offrir du temps de jeu aux jeunes Bigetti et Scharre, ainsi qu’au revenant Dewolf. Hormis cela, les locaux n’en oubliaient pas pour autant de rester dangereux, en se créant quelques situations chaudes à l’image de ce break de Dmitrichev à la 54e sans réussite hélas. L’attaquant russe ne restait pas sur un échec et se voyait offrir une nouvelle occasion de break à la 55e, avec réussite au bout et après avoir déjoué avec habileté Maze (11-0, 55’37). Les derniers instants du match voyaient des pénalités s’inscrire au tableau d’affichage, sans que l’on assiste à des changements d’un côté ou de l’autre. La sirène finale retentissait et Reims pouvait se féliciter d’un net succès, avec un festival offensif et un blanchissage en prime pour son portier finlandais.

Au terme d’une prestation sérieuse et aboutie, REIMS était parvenu à surclasser la jeune équipe amiénoise, sans lui laisser le moindre espoir d’un retour. Les Phénix clôturaient ainsi la phase aller avec 3 points de plus et une place dans le top 4 de la poule A. Hasard du calendrier, Reims commencera la phase retour par le match retour contre Amiens, auquel on peut attendre un tout autre visage. De son côté, Reims aura l’ambition de rééditer le même genre de performance et conforter ainsi sa place au classement.

📸 Photographe : Black Ghost

➡️ Plus de photos ICI