Gaël Jeanbourquin, capitaine et pierre fondatrice de l’équipe qui est née des cendres du Reims Champagne Hockey, nous livre ses impressions sur cette fin de championnat particulière et la saison qui se profile.

  1. Bonjour Gaël, les Phénix comme tous les clubs sportifs ont été contraints de stopper leur championnat prématurément, alors même si les Phénix montent en D2, comment as-tu vécu cette fin de saison pour le moins spéciale ?

Bonjour, disons que dans un premier temps, c’est un grand sentiment de déception sur cette fin de saison, une déception, car l’équipe jouait bien, la saison régulière s’était déroulée d’une très bonne manière et les réels play-offs allaient démarrer… Je suis certain qu’avec cette équipe nous avions une réelle chance de devenir champions cette année. Après, les dirigeants du club ont fait un travail formidable, et j’en profite pour les remercier, qui permet au club d’accéder à la Division 2 la saison prochaine. Mais je reste déçu que nous n’ayons pas pu gagner cette place par le sportif plutôt que sur tapis vert. Les événements ont vite fait relativiser sur l’importance de la fin de saison à côté de tout ce qui a pu se passer ces derniers mois…

  1. Comment as-tu vécu ton confinement ?

Pour ma part, dès l’annonce de l’arrêt de la saison, je suis parti le week-end dans ma famille avec des potes du hockey et le confinement s’est organisé dans le week-end… Du coup, j’y suis resté pendant les 2 mois. Honnêtement, je ne peux pas m’en plaindre du coup, j’étais en pleine montagne, un peu seul au monde à faire de la randonnée, du ski etc… Bon, après, pour autant je n’ai pas arrêté de bosser et même davantage, donc ça n’a pas été si long que ça et je l’ai plutôt bien vécu.

  1. Toi qui fais partie du noyau fondateur du RMH, comment as-tu vu le groupe évoluer depuis ses débuts ?

Disons que c’est le jour et la nuit… Au-delà de l’équipe… qui chaque année s’est améliorée. Nous sommes vraiment repartis en 2016 avec les moyens du bord à faire une phase uniquement à l’extérieur, la glace qui se rompt… au premier match à Albert 1er (si Damien Morel réécrit un livre, il aura quelques anecdotes…) Donc oui, le club se structure, il évolue et positivement, nous gagnons en crédibilité vis-à-vis des partenaires, de la mairie et tout devient plus simple et ce sont les résultats qui entraînent ça, mais également tout le travail des bénévoles et des dirigeants.

4.De par tes précédentes expériences, tu as déjà connu le plus haut niveau, les Phénix évolueront en Division 2 la saison prochaine, comment envisages-tu ce retour à un échelon supérieur ?

Alors pour moi ce sera une pure découverte, car je n’avais jusque-là jamais joué dans cette division, j’avais déjà joué en D3 à Reims et au Mont-Blanc en D1, en Ligue Magnus aussi, mais jamais en D2. Donc c’est à découvrir…

 

5.Quels sont tes objectifs pour l’année prochaine, qu’ils soient individuels ou collectifs ?

À titre individuel, mon objectif est de jouer une saison pleine et pas être embêté par les blessures. À titre collectif, on démarre une saison avec des objectifs entre guillemets qui pourraient être une qualification en play-offs mais derrière, chaque match se joue avec l’envie d’être gagné. Donc des play-offs c’est le minima et ensuite…une autre saison commencera !

6.Le club a fait le choix de se tourner vers des joueurs passés précédemment par la formation rémoise mise à part Marc-Antoine Brouillette, comment interprètes-tu ces recrutements ?

Je pense que c’est une bonne chose, il y a déjà eu le retour d‘Armand, cette année, qui a été bénéfique et d’autres vont suivre cette année. Tout simplement, le club de Reims doit rester dans les esprits et s’entraîner à un retour.

7.Le mot de la fin ?

Un dernier mot pour toute l’organisation du club, je pense aux dirigeants, aux bénévoles, tout l’environnement du club qui nous permet de pratiquer ce sport, sans bien sûr oublier nos chers partenaires. Et ensuite un grand merci aux supporters, qu’ils soient en association ou non, pour leur soutien depuis de nombreuses années et encore d’autres aventures à Albert 1er.

Propos recueillis par Maléane Fontaine.