Tom Charton, fraîchement revenu du Canada, va retrouver ses coéquipiers et la cité des Sacres quittés il y a un an. En attendant de garder le filet rémois face aux adversaires de Division 2, il nous a accordé une interview.

1.Bonjour, quel plaisir de te revoir parmi nous. Pour les nouveaux qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu te présenter ?

Bonjour, Tom Charton, 35 ans, ancien et nouveau Phénix ! J’ai commencé à l’âge de 10/11 ans à Reims au temps des Flammes Bleues, j’ai connu le début du RCH avant de partir à Mulhouse pour ma première expérience pro. Ensuite, j’ai connu les clubs de Limoges, Garges, Chamonix pendant 5 ans, le Mont-Blanc, Nice, Marseille quelques mois avant de revenir à Reims. Enfin, l’an dernier, je jouais pour les Maroons de Waterloo, une ligue semi-professionnelle proche de Montréal. Ça commence à faire pas mal de clubs.

2.Comme tu l’as dit, tu as intégré beaucoup d’équipes différentes au cours de ta carrière, quel serait ton plus beau souvenir ?

Sportivement, je pense au titre de Magnus avec Mulhouse. Pour ma première saison dans une équipe professionnelle, je ne pouvais espérer mieux ! Due à la grève en NHL nous avions une équipe surdimensionnée dont 2 joueurs de NHL. La médaille de bronze avec Chamonix, nous n’étions qu’une petite équipe, mais une vraie bande de copains, un vrai succès d’équipe. Et le match l’an dernier face à Épinal, dans une patinoire pleine, face à des Spinaliens qui ont écrasé le championnat, nous avons réussi à les faire douter et obtenir le match nul ! Bon, le match retour ne fut pas aussi bon !(rires)  Mais les meilleurs moments en plus de 15 ans, sont surtout ceux dans le vestiaire avec des coéquipiers qui deviennent de vrais copains.

  1. Tu es parti l’année dernière de Reims, que s’est-il passé depuis ?

Arrivé en fin de saison, je ne savais pas trop quoi faire après une saison compliquée. Une amie m’a proposé de venir à Montréal, je suis donc parti sans trop savoir à quoi m’attendre et au final ce fut une année extra ! Outre la découverte d’une autre façon de vivre, d’une vie plus calme et apaisée, d’une sensation de pouvoir réussir quand on en a vraiment la volonté, j’ai aussi découvert un autre hockey et encore de nouveaux amis avec l’équipe des Maroons !

  1. Après cette belle expérience au Canada, comment te retrouves-tu de nouveau à porter le maillot rémois ?

Avant de partir, Pierre-Mary, Ivan et Vlad m’ont dit que j’étais le bienvenu si je voulais revenir. Un projet de reconversion professionnellr en tête à Reims, voir que l’équipe vivait bien et avait de la réussite sportive ont fini de me convaincre. La D2 est un challenge très exaltant! J’ai donc contacté Pierre-Mary assez tôt pour prendre la température…

5.Selon toi, quelle image a le Reims Métropole Hockey vu de l’extérieur ?

Plutôt bonne. C’est très rare à ce niveau d’avoir un club qui communique autant et qui le fait bien. On voit que l’équipe dirigeante en place fait un travail propre, sur la durée, avec des bases solides et saines. Avec les moyens mis pour le hockey mineur et une envie affichée de formation, la volonté de Pierre-Mary est de former des joueurs rémois pour leur donner une chance de progresser dans le club.

6.Comment te décrirais-tu en tant que joueur ?

Pour ça, il faudrait surtout le demander à des amis proches, Gaël (Jeanbourquin) et Pierrot (Pierre Lathuillière), qui n’hésiteront pas à être francs !(rires) Je dirais que je me donne à 100%, autant dans le jeu que dans l’émotionnel. Avec l’expérience, je n’hésite pas à aller donner des conseils, communiquer dans le vestiaire, prendre la parole. Parfois dans l’excès, mais j’espère savoir quand j’exagère et je sais m’excuser ! En fait, je veux surtout être utile à l’équipe sur la glace comme dans le vestiaire.

7.Quels sont tes objectifs collectifs et personnels pour la saison prochaine avec les Phénix ?

Collectivement, continuer sur la bonne dynamique que l’équipe de cette saison a entamée et cela passe par de bons résultats. Pour moi, chaque match est fait pour être gagné donc aucune limite sportive. Les play-offs seraient un strict minimum, un top 4 dans notre poule, pas excessif… Si l’on atteint ces objectifs en équipe, c’est que j’aurai fait mon travail donc je serai satisfait personnellement. Si, en plus, je peux gagner tous les duels aux entraînements face à mes coéquipiers ça serait parfait ! (rires)

8.Un dernier mot pour les supporters ?

Déjà, merci des messages reçus quand j’ai été annoncé ! J’ai hâte de revoir tous les supporters et jouer devant eux, le plus tôt possible. Mon dernier souvenir à domicile fut excellent, j’espère que nous vous donnerons autant de plaisir que vous nous en donnez lors des matchs ! À bientôt aux Givrés !

Propos recueillis par Maléane Fontaine.