Au travers de l’interview ci-dessous vous pourrez découvrir les premiers mots de Thybaud Rouillard, attaquant évoluant chez les Gaulois de Châlons-en-Champagne l’année dernière qui rejoint l’effectif rémois après l’avoir quitté en 2012.

1.Bonjour Thybaud ! Tu as joué à Reims il y a quelques années mais certains ne te connaissent peut-être pas. Peux-tu te présenter aux supporters ?

Bonjour, alors je suis Thybaud Rouillard, j’ai 28 ans – bientôt 29 – et je suis originaire de Briançon, c’est là-bas que j’ai commencé le hockey sur glace. À l’âge de 14 ans, j’ai quitté les Hautes-Alpes pour un sport-étude à Gap, pendant 3 saisons, jusqu’à ce que je sois recruté par François Dusseau (entraîneur de Reims de 2008 à 2013) pour rejoindre les Phénix. Je suis donc resté à Reims durant 3 ans, 3 belles années où j’ai participé à 3 demi-finales en D1 en plus d’un beau parcours en junior.

Ensuite, j’ai eu l’occasion de revenir à Briançon, c’était vraiment une belle opportunité pour moi et peut-être aussi le moment de faire le saut d’évoluer en Ligue Magnus et tenter ma chance, surtout avec mon club formateur. La première année, on a gagné la Coupe de France et la deuxième on a gagné la Ligue Magnus. On peut dire que ça a été des expériences vraiment très enrichissantes, tant sur le plan personnel que sur le plan hockey.

Pour autant, après ces succès, j’ai voulu avoir un peu plus de responsabilités, c’est pourquoi je suis parti à Toulouse, en D1. J’ai eu des responsabilités, effectivement, mais cela ne s’est pas très bien passé au niveau des résultats de l’équipe donc j’ai voulu me relancer. J’ai continué mon tour de France des clubs, en rejoignant Cholet, pour deux années, ça ne s’est pas forcément bien passé avec le coach donc j’ai fait des choix plus professionnels. Je voulais me rapprocher de ma copine, donc j’ai choisi d’évoluer avec les Diables Rouges de Valenciennes. C’était pour moi le bon plan, m’épanouir en Division 2, prendre du temps pour moi et être plus proche de ma copine.

Par la suite, Tristant (Lohou) m’a contacté et j’avais un projet professionnel qui me ramenait dans la région donc c’est de cette manière que j’ai rejoint les Gaulois de Châlons la saison dernière, saison qui s’est d’ailleurs, avérée plus compliquée que prévu. Maintenant, je fais mon retour à Reims et c’est une très bonne nouvelle.

2.Tu as eu des expériences assez différentes avec les clubs que tu as fréquentés, quel est ton plus beau souvenir ?

Je dirais que j’en ai plusieurs, c’est certain que j’ai de très beaux souvenirs de mon titre de champion de France avec mon club formateur. C’était incroyable, on était 5-6 joueurs briançonnais dans l’équipe, c’est assez rare en Ligue Magnus d’avoir autant de joueurs formés localement. La Coupe de France, l’année d’avant, c’était quand même de beaux souvenirs aussi, parce que jouer devant 15 000 personnes, tout le monde ne peut pas vivre ça dans une carrière. Tout comme le Winter Game en 2013 avec Briançon face à Grenoble, devant 20-25 000 personnes au Stade des Alpes, pareil c’était assez fou à vivre.

Ensuite, si je remonte plus loin dans mes souvenirs, la toute première demi-finale de D1 avec Reims contre Caen a été un moment fort. J’étais jeune, encore junior et on était une belle bande de potes. Je crois que Caen n’avait pas perdu un match de l’année et on les a battus 3-0, à Bocquaine, c’était complètement la folie.

3.Comment te décrirais-tu en tant que joueur ?

Je suis un joueur avec du caractère, beaucoup de caractère. Après, je pense être un joueur qui joue avec le cœur. Je donne toujours tout pour l’équipe dans les victoires ou dans les moments difficiles. Je suis capable de jouer à l’aile comme au centre, assez rapide, je peux avoir des responsabilités offensives comme défensives. Aussi, je suis quelqu’un d’enthousiaste, j’aime bien rire, je ne suis pas le dernier pour faire des blagues surtout durant la semaine aux entraînements.

Après, quand vient le moment du match, j’ai beaucoup de petites habitudes avant de monter sur glace, j’estime que ce n’est pas de la superstition mais simplement des gestes qui me permettent de me sentir bien. J’encourage beaucoup aussi, c’est important pour la confiance de tous, c’est toujours bon de taper dans le dos d’un gars pour lui dire que c’est bien ce qu’il vient de faire, c’est quelque chose de naturel chez moi ! Je suis à l’écoute des autres pour échanger ou aider un gars quand il est dans une mauvaise passe. J’ai la chance d’avoir pu côtoyer beaucoup de très bon gars de vestiaire dans ma carrière et je pense que c’est important de s’en inspirer, parce qu’après tout c’est bien dans le vestiaire que la cohésion d’équipe commence !

4.Quelles ont été tes motivations pour rejoindre Reims cette année ?

À vrai dire, Reims a toujours été dans un coin de ma tête. C’est toujours resté là, j’ai continué de garder un œil sur le club, sur ce qu’il se passait et les résultats de l’équipe. De plus, je suis toujours resté en contact avec les joueurs et certains supporters, notamment Fabrice.

Avec la montée, j’ai vraiment été super motivé à aider le club à se pérenniser en Division 2 puis pour monter les échelons petit à petit. Je suis vraiment très enthousiaste, j’ai 28 ans, pour moi c’est un peu comme si j’entamais une deuxième partie de ma carrière dans un endroit où je sais que je vais être heureux, où je connais beaucoup de monde et ça me motive vraiment. J’ai vraiment hâte de rencontrer tous les gars, surtout qu’il y a des joueurs avec qui j’ai déjà pu jouer. J’espère que maintenant qu’on est plusieurs à faire notre retour à Reims, des anciens vont revenir aussi (rires). Avoir Sabat (Jérémy Sabatier) comme coach assistant, c’est fou, c’est un mec avec qui j’ai joué en D1, pareil, pour Cousty (Armand Coustenoble), en junior et en D1 on était de très bons amis et on l’est toujours, ça annonce de très bons moments.

5.Selon toi, quelle image a le Reims Métropole Hockey vu de l’extérieur ?

Reims, pour moi, c’est un club qui a toujours été très familial. De ce que je vois aujourd’hui, avec mon retour, c’est qu’il y a plein de gens qui étaient là avant et qui sont encore là. Je pense que les Rémois aiment leur club. Ils sont restés fidèles, logiquement dans les bons moments mais aussi dans les moments plus difficiles. Je pense que Reims, c’est un club qui a toujours été suivi par tout le monde parce que c’est quand même un pan de l’histoire du hockey français.

En plus, ce que vous faites au travers des réseaux sociaux, ça permet de faire exister le club et le rendre encore plus visible aux yeux de tous. Il y a de belles fondations, je pense que Pierre-Mary et toutes les personnes du bureau font un super boulot pour redonner une seconde vie au club après tous les problèmes qu’il y a eu par le passé. Je ne vois que du positif. J’ai aussi remarqué que vous organisiez des évènements avec tous les partenaires, c’est cool, pour un club avec une équipe en D3 je pense qu’il n’y a pas grand monde qui peut se vanter de faire ça, même en D2… franchement c’est digne d’organisation de certains clubs D1.

6.Quels sont tes objectifs pour la saison prochaine avec les Phénix?

D’un point de vue hockey, ce serait d’aider l’équipe au mieux et de mettre mes qualités au service du groupe. Partout où Ivan voudra que je sois, j’y serai ! Je ne suis pas un joueur qui se fixe des objectifs de points, ce n’est pas dans ma nature. Après, je suis comme tout le monde j’aime bien marquer des buts, faire des assists mais je dirais que l’objectif principal c’est de bien m’intégrer dans l’équipe, de bien me sentir et le reste viendra tout seul. Et pour ce qui est du niveau professionnel, ce sera de réussir à concilier le hockey et mon futur métier.

7.Un dernier mot pour les supporters ?

J’ai vraiment hâte de vous voir ou vous revoir après toutes ces années qui se sont passées où l’on ne s’est pas vu. Pour ceux que je ne connais pas encore, je suis pressé de vous rencontrer et d’échanger avec vous. J’ai aussi hâte de découvrir Albert 1er parce que je n’y ai jamais mis les pieds, quand j’ai quitté Reims, c’était encore Bocquaine, alors j’espère y retrouver l’ambiance mais aussi les Givrés ! D’ailleurs, je les suis un peu sur les réseaux, c’est un groupe qui suit beaucoup l’équipe donc j’espère que ça va continuer encore l’année prochaine et que l’on va vivre de beaux moments tous ensemble en Division 2.

Propos recueillis par Maléane Fontaine.